L’Arche d’Alliance au cœur de l’Eglise ( extrait  » le Saint Graal au cœur de l’église)

Saint Thomas d’Aquin s’interrogeant sur le rituel de la circoncision des Juifs répond que ce choix fut inspiré par Dieu dont les œuvres sont parfaites. Il était donc d’une sagesse divine que ce signe d’Alliance s’exécute en dénudant l’organe de la génération, l’organe par lequel est donnée la semence de vie. « Tout mâle parmi vous sera circoncis » (Genèse 17, 11).
La bénédiction en Abraham est marquée par l’Alliance de sang de la circoncision. L’organe va donc payer le prix de l’Alliance en étant ensanglanté. La circoncision fut instaurée par Dieu dont les œuvres sont parfaites. Elle est une profession de Foi qui confesse que « Dieu rendra fécond à l’extrême » (Genèse 17, 5). L’histoire biblique va clairement établir qu’Israël est devenu l’organe privilégié de la semence de vie : la Parole de Dieu. Israël est devenu le nouvel organe qui permet la fécondité. Mais cet organe va payer le prix du privilège de l’Alliance. Comme lors d’une circoncision, Israël sera saigné pendant des siècles, connaissant le massacre des enfants hébreux en Egypte, déportés à Babylone, torturés sous Antiochus Epiphane, connaissant le massacre des innocents de Bethléem : peuple persécuté, ensanglanté, dépouillé, mis à nu comme au jour de la Brit Milh’a (circoncision). Ce choix d’Israël comme organe de vie divine fut instauré par Dieu dont les œuvres sont parfaites. Appartenir au peuple de l’Alliance est une profession de Foi : « Le Seigneur l’a juré à David, c’est le fruit sorti de tes reins que je mettrai sur le trône fait pour toi » (Psaume 132). La promesse tenue par l’oracle de Michée prouve qu’il n’y avait pas d’autre organe qu’Israël par lequel devait arriver la semence de vie éternelle : Yeshoua. Yeshoua (Jésus), racine de l’unique et perpétuel Israël de Dieu, va devenir le nouvel organe par lequel va passer la semence de vie : l’Esprit sanctificateur. C’est pourquoi, l’Ecriture dit : « La vie d’un homme a un certain nombre de jours, mais les jours d’Israël sont sans nombre ».  Comme au jour de la circoncision, comme aux jours de l’histoire du peuple d’Israël, Jésus au Golgotha est l’organe qui va payer le prix de ce privilège de l’Alliance nouvelle et éternelle : Il va être dénudé, livré en spectacle, blanchi par la mousse des crachats, ensanglanté comme le prépuce au jour de la Brit Milh’a. Jésus sera malmené comme l’organe circoncis au silex d’Abraham, malmené comme le peuple assassiné au glaive d’Antiochus. « Ils lui arrachèrent ses vêtements » ( Luc 10,30 ) .
Ce choix du Christ crucifié fut décidé par Dieu dont les œuvres sont parfaites. La participation à la passion du Christ est une profession de Foi : « Celui qui ne boit pas mon sang n’aura pas la vie » . A la croix du Golgotha se joue la formidable circoncision spirituelle de tous les temps. Au sein de la famille humaine réconciliée avec le Père, Jésus est l’organe tranché au silex de Ponce Pilate par lequel vont passer désormais toutes les générations. Ce Messie Yeshoua est l’organe du passage entre la terre déchue et le Ciel ouvert à tous les hommes qui, d’Adam à la parousie, sont de  « véritables fils d’Israël ». Ainsi chacun de ces trois organes sont saignés d’une circoncision voulue par Dieu. Jésus dans le corps mystique a voulu être « l’organe que l’on tient pour le moins honorable » (Saint Paul). « Nous l’avons méprisé, compté pour rien » (Isaïe 53, 2). A la circoncision d’Abraham, Dieu dit : « Je te rendrai fécond à l’extrême » . A la circoncision de l’Israël éprouvé, Dieu dit : « C’est le fruit sorti de tes entrailles que je ferai trôner » . A la circoncision du Golgotha, Dieu dit : « Je vous enverrai l’Esprit Saint » . Au jour où Sipora circoncit son fils, au jour où Christ mourut sur la croix, la voix dit : « Époux de sang » (Genèse 4). Cet acte liturgique donne le titre d’époux par le sang, mais la croix sera suivie elle aussi d’une seoudate mitzva, célébration d’un festin au matin de Pâques : Il est ressuscité. Bien que zélés, les fils de la première Alliance sont appauvris de la connaissance de l’époux de sang par lequel les Juifs et les gentils sont réconciliés avec le Père. Ils se sont privés d’être plongés dans le sang de sa circoncision. « En Lui (le Christ), vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas de main d’homme, par l’entier dépouillement de votre corps charnel, dans la circoncision du Christ » (Col 2,11)). 
L’Eglise doit-elle seulement se réjouir de trouver un jour le saint Graal, c’est-à-dire l’Union des Eglises chrétiennes ? Non ! Elle doit prier et jeûner pour qu’elle puisse retrouver l’Arche d’Alliance des fils du judaïsme, car « c’est un endurcissement partiel qui est arrivé à Israël jusqu’à ce que soit entrée la plénitude des nations. Et ainsi, tout Israël sera sauvé» (Rom 11, 25). Un jeune adolescent qui m’avait écrit une vision du Saint Graal,  avait ajouté qu’il vit aussi l’Arche d’Alliance à côté du Graal. Oui, l’épouse du Christ doit se mettre à la recherche de l’Arche perdue, c’est-à-dire à frapper du pied avec insistance pour obtenir de Jésus, l’illumination de « l’Israël  selon la chair » et sa réintégration complète dans le « véritable et unique Israël de Dieu » : l’épouse. « C’est toi Israël, toi par qui je manifesterai ma Splendeur » (Isaïe 42). Jésus confirme que le « salut vient des Juifs », mais ajoute une mise en garde en parlant des véritables adorateurs : « Mais l’heure vient où les véritables adorateurs adoreront en Esprit et en Vérité » (Jean 4, 4). Saint Paul reprendra cette distinction en parlant des vrais et des faux circoncis. Il ajoutera : « Tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël » (Romains 9, 6). Dans cette difficulté religieuse, que de guerres des langues depuis tant de siècles !
 Le Concile dit que nous devons revenir aux Écritures, car «  l’ignorance des Écritures, c’est l’ignorance du Christ ». Or, les Écritures doivent être l’âme de la théologie, ce qui n’est pas le cas partout aujourd’hui. Quand Jésus vient, d’après les Écritures, il répond à l’appel qui est sur Israël. C’est pourquoi il est juif, fils de David. Marie est juive, les douze sont juifs, Paul est juif. Nous devons lire les Écritures qui rappellent que Dieu n’a pas rejeté les Juifs. Le Nouveau Testament a cette vision très claire : l’union des Juifs et des gentils se fait à travers la Croix ». (Monseigneur Peter Hocken (The Charismatica Renewal: a grace for Christian unity and Jewish People)
La commission pontificale pour les relations avec le monde juif avait été influencée par le travail préparatoire à la demande de pardon pour des fautes historiques à l’égard des Juifs.
La repentance chrétienne a été un préalable incontournable pour que Jésus puisse apparaître à Israël autrement que comme celui au nom de qui on l’a nié et persécuté dans son identité. Il avait fallu d’abord que nous, les chrétiens, nous demandions pardon publiquement à Dieu pour avoir contredit par nos péchés historiques son dessein bienveillant sur les enfants d’Israël « toujours chéris par lui à cause de leurs pères » (Romains 11, 28). Cette repentance fut faite par le bienheureux Jean-Paul II au pied du mur des lamentations. Il s’agissait que « l’endurcissement » d’Israël selon la chair par rapport au salut ne trouve aucune complicité dans notre « enorgueillissement ». Les fils de la chrétienté doivent devenir les aventuriers de l’Arche perdue. 
« Le Sacré Cœur est le flambeau promis aux fils d’Israël » . (Prophétie de Jésus à Marie-Julie Jahenny – 23 novembre 1882) 
Les fils de la chrétienté doivent désirer, eux qui sont éclairés par la connaissance, que les Juifs dont saint Paul témoigne de leur zèle, se joignent aux marches du second temple (Romains, 11). Le pape Jean-Paul II, prophète de la réconciliation, dans une allocution de 1986, écrivait à ses frères juifs : « la religion juive ne nous est pas extrinsèque mais en un certain sens, elle est intrinsèque à notre religion. Nous avons donc à son égard des rapports que nous n’avons avec aucune autre religion. Vous êtes nos frères préférés et dans un certain sens, on pourrait dire nos frères aînés ».
Venez avec moi dans la parole de Dieu dans le livre des Maccabées, chapitre 2 : dans cette lettre, il est clairement révélé par les Écritures que le prophète Jérémie cacha le matériel du culte.  Il y avait dans cet écrit, qu’averti par un oracle, le prophète fit emporter avec lui la tente et l’arche, lorsqu’il partit pour la montagne où Moïse, étant monté, contempla l’héritage de Dieu. A son arrivée, Jérémie trouva une demeure en forme de grotte ; » il y introduisit la tente, l’arche, l’autel des parfums, puis il obstrua l’entrée « . (2 Maccabées 2,4). Nous savons toujours d’après la révélation de la bible que des compagnons du prophète ne purent jamais trouver les objets cachés et qu’ils se firent même engueuler par le doux Jérémie. Ce dernier leur dit : « L’endroit restera inconnu jusqu’à ce que Dieu ait opéré le rassemblement du peuple et se soit montré favorable » (2 Maccabées, 2,4). 
L’Ecriture sainte nous apprend clairement qu’au moment jugé favorable par Dieu à la fin des temps, l’arche sera retrouvée. Mais la prophétie biblique révèle quelque chose : « Et alors, le Seigneur fera voir ces objets et la Gloire du Seigneur apparaîtra, ainsi que la nuée, comme elle se montrait au temps de Moïse et quand Salomon demanda que le lieu fut consacré  magnifiquement » (2, Maccabées 2,4).
Or, qu’est-ce que la glorification du mystère d’Israël, sinon la réunification d’une partie de l’Israël selon la chair, égarée par le mensonge de quelques élites du Sanhédrin, et des véritables fils d ’Israël « qui ne savent pas mentir » selon la définition du Christ lui-même (Jean 1, 45-51) ?
Cette réunification donnera une gloire bien supérieure à la gloire du premier temple. Ce sera le temps du nouvel et véritable Israël de Dieu. Le signe que le Seigneur donnera en ce temps sera la découverte de l’arche dans la grotte qui fut obstruée par Jérémie (2 Macchabées, 2,4).
« Puis des nations entières reviendront à l’Unité de l’Eglise, beaucoup de turcs, de païens, de juifs, seront convertis et leur ferveur couvrira de confusion les anciens chrétiens. Le Seigneur veut nettoyer le monde et son Eglise pour laquelle Il prépare une renaissance miraculeuse, triomphe de sa miséricorde ». (Prophétie de la bienheureuse Anna Maria Taïgi (1769-1837) )
Mais voilà que ces temps de révolution spirituelle sont à notre porte. Des signes étonnants éclatent sur cette illumination imminente du peuple juif. L’un des plus prophétiques signes de notre temps réside dans les faits relatés, pour la première fois, dans la presse israélienne en avril 2007. Un des plus célèbres rabbins en Israël, qui avait été enseignant, maître vénéré au séminaire théologique Nahalat Yitzhak Yeshiva, a vécu un événement bouleversant. Le rabbin Yitzhak Kaduri était suivi par 200.000 personnes le jour de sa procession funéraire à Jérusalem. Juif charismatique auprès de qui des milliers de personnes venaient puiser conseils, prophéties et guérisons, il s’éteignit à l’âge de 108 ans. Ses disciples parlent de miracles connus en sa présence. Le rabbin Kaduri prophétisa de nombreuses fois des désastres qui se produisirent. Mais, peu avant sa mort, il surprit son entourage en affirmant qu’il avait rencontré le Messie. Que Celui-ci lui était apparu personnellement en songe. Le fils du rabbin confirme que la dernière année de sa vie, son père a été baigné de grâces prophétiques par des songes portant exclusivement sur le Messie, presque toutes les nuits.
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Il écrivit une lettre qu’il scella et demanda que ce testament spirituel ne fut pas ouvert avant qu’une année après sa mort ne s’écoule. Un an plus tard, en 2007, on ouvrit la note dans laquelle le nom du Messie était révélé. L’acronyme  de ce nom formait le nom de Yeshua : Jésus ! Ce billet fut écrit dans le mois de la Miséricorde. Des disciples de Kaduri ont confirmé également la présence de symboles en forme de croix peints partout sur les pages. La croix est un symbole impur et interdit dans le monde hassidique. Le rabbin précisa que le Messie viendrait bientôt, le jour de Yom Kippour (expiations).
« Le Messie se révélera à Israël  peu de temps après la mort d’Ariel Sharon ». Prophétie du rabbin Kaduri – testament spirituel 
Ce Nicodème des temps modernes, juif selon la chair, devenu véritable fils d’Israël, un homme qui ne sait pas mentir, qui ne sait pas rougir de la Vérité révélée, passa lui aussi de la kippa à la Croix. Cet homme est le grand signe prophétique qui doit ébranler et être un signe de contradiction pour son peuple tant aimé de Dieu et du Christ Jésus.
Il y a plus de joie pour une Eglise réunifiée, dont les enfants sont réconciliés que pour 99 églises qui n’ont pas besoin de conversion. Dieu n’a permis les guerres intestines que pour une surabondance de pardon. Lors du don de la thora (fête de Chavouôt), les enfants d’Israël avaient un statut de Tsadikim, de Justes, alors qu’à Yom Kippour, ils étaient comparés à des Baalei Techouva, des repentis, après la faute du veau d’or. Alors la joie fut grande à Kippour et Sim’hat Torah. La joie d’un Baal techouva (un repenti) est plus grande que celle d’un Tsadik car sa proximité nouvelle avec Dieu (après la faute), lui procure un enthousiasme et une exaltation que même un Juste ne peut connaître. Quelque ait été leur passé, seule compte, pour les moines, la repentance. Il nous faut rêver la même metanoïa pour les blessures de l’Eglise. Quelque ait été son passé, seule compte, pour l’Eglise, sa repentance. Les fils de l’Eglise doivent devenir des Baalei Techouva et connaître une joie surpassant celle des Tsadikim.
La tradition juive rapporte que c’est au lieu précis du Golgotha que serait enterré le crâne d’Adam. Voilà pourquoi l’évangéliste Jean dit que ce lieu où Jésus fut crucifié s’appelle « le lieu du crâne ». L’iconographie chrétienne reprend largement cette tradition orale. Il est alors splendide comme hasard de contempler qu’à cet endroit, le sang qui coula du flanc ouvert de Jésus, arrose le crâne du premier Adam. Le nouvel Adam, Christ, vivifie le premier Adam et l’histoire finalement boucle le scénario de la splendide et magnifique Providence de Miséricorde.
« Quand les branches sauvages païennes se greffent sur l’Israël de Dieu, elles sont greffées dans l’histoire sainte d’Israël, de laquelle elles font maintenant partie. Les païens deviennent partenaires de l’héritage spirituel d’Israël… La racine de cet olivier est Yéshoua qui a dit : ‘avant qu’Abraham fut, je suis’. Yéshoua est l’identité d’Israël » Rabbin messianique Ruben Berger (Christ Church Jerusalem)
« Cherchez et vous trouverez », avait promis Celui qui ne ment jamais ! Lecteur, crois-tu que si tu pars à la recherche du saint Graal, tu le trouveras ? Que veux-tu que Jésus fasse pour toi et les chrétiens ? Qu’ils soient Un ? Et pour Israël ? Qu’il réserve un accueil délirant au Sauveur ? » (Jérémie 30). Il nous faut prier pour que l’unité des chrétiens se fasse, que l’illumination d’Israël s’accomplisse et à l’instar du pape saint Pie X, « prier pour que le peuple qui a fait alliance aux fonds baptismaux de Reims, se convertisse et revienne à sa vocation première ». 
Un ancien que je connais et qui m’a formé pendant plusieurs années avait interrogé Marthe Robin, dont le cœur de prophétesse a une influence incontestable sur le renouveau de l’Eglise finitive. Voici cette prophétie sublime :
« Nous assisterons à l’Unité des chrétiens. Après cette unité, il y aura l’unité des chrétiens avec les Juifs, puis la destruction des erreurs diaboliques et finalement, une résurrection immense grâce à la nouvelle Pentecôte d’Amour » Prophétie du Christ à Marthe Robin (+ 1981) 
 
frère Marie Angel,adlv